Un lifting communicationnel pour exorciser la crise
24/06/2009 15:54 par dlr14ème_62
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Un lifting communicationnel pour exorciser la crise
24/06/2009 15:54 par dlr14ème_62
« Demandez le programme ! » Le landernau bruissait de rumeurs et salivait à l’avance sur une semaine politique tonitruante pleine de surprises et de nouveautés. Pensez donc, un discours fondateur au Congrès et un remaniement ministériel devant relancer et remettre en perspective l’action présidentielle face à la crise !
Mais, flop ! Ces deux derniers jours ont été plutôt l’apothéose de la politique politicienne.
Au Congrès, les Français ont eu droit à un énième discours de campagne électorale qui s’est perdu dans de molles et consensuelles généralités, sans jamais donner l’impression que le sursaut tant attendu face à la crise est à l’ordre du jour. Signe qui ne trompe pas, les parlementaires de la majorité en sont ressortis la tête basse et la mine maussade, à des années lumières de l’incroyable flagornerie de certains éditoriaux…
Quant au remaniement, le même sentiment de vide pailleté l’emporte… Ce lifting communicationnel n’apporte rien, confortant les fidèles aux postes clés, notamment Brice Hortefeux à l’Intérieur, et mettant en valeur telle ou telle personnalité non pas pour ce qu’elle pourra apporter au service de la France, mais pour ce qu’elle retirera à la concurrence politique qui ose encore se dresser sur la route de Nicolas Sarkozy.
Mercier pour embêter Bayrou. Frédéric Mitterrand pour se servir du nom et affaiblir les socialistes… L’opération a d’ailleurs tourné court avant même d’avoir commencé : le virtuose de la communication people qu’est le président de la République, n’a pas dû goûter que son nouveau ministre de la Culture lui brûle la politesse en annonçant lui-même, plusieurs heures avant l’heure H, sa nomination. C’est sans doute pourquoi dès ce matin F. Mitterrand s’est confondu en excuses…
Mais en vérité, tout cela n’a pas grande importance puisque les grands ministres sont les conseillers de l’Elysée. Il s’agit tout simplement d’un nouveau jeu de rôle qui durera ce qu’il durera.
Bien plus important cette semaine, deux rapports sur la situation économique : celui de la Banque mondiale dont les prévisions ne cessent de s’assombrir (prévoyant désormais une contraction de 3% de l’économie mondiale en 2009), et celui de Philippe Séguin de la Cour des Comptes, qui met en garde les gouvernements sur la dérive des comptes publics.
Je n’ai jamais été partisan d’une rigueur bête et méchante. J’ai toujours dit qu’il fallait, en période de crise, savoir lâcher du lest pour éviter une récession cumulative, mais en revanche, il est dangereux, comme le fait le Président de la République, d’instrumentaliser la relance pour satisfaire des clientèles ou donner dans une facilité budgétaire brouillonne et inefficace.
D’une part, il est totalement mensonger de prétendre qu’aucun impôt ne sera augmenté d’ici 2012, surtout quand le gouvernement a fait des cadeaux fiscaux considérables, cadeaux qui ne s’avèrent pas très utiles (heures supplémentaires, bouclier fiscal…).
D’autre part, il est contreproductif de relancer par saupoudrage, en avantageant le bilan des banques au détriment de l’investissement des PME (la profession bancaire vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle ne remplirait pas ses promesses), et en se refusant à toucher à un cadre global – douanier et concurrentiel - qui favorise la reprise en Chine ou aux Etats-Unis. Les Français l’ignorent sûrement, mais de nombreuses prévisions s’inquiètent d’un second krak d’ici à la fin 2009, en comparaison duquel celui de l’année dernière ne serait qu’un léger avant-goût. Bien sûr, le pire n’est jamais certain et on doit espérer qu’on en arrivera pas là. Mais s’il devait se produire, le pays y serait-il vraiment préparé ?
Ainsi, toute la mauvaise comédie politicienne de cette semaine ressemble à une dangereuse fuite en avant, avec comme seul objectif la campagne présidentielle de 2012. Mais dans quel état sera le pays à ce moment-là ?
NDA
Incohérences
23/06/2009 18:59 par dlr14ème_62
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Incohérences
23/06/2009 18:59 par dlr14ème_62
Hier, le congrès de Versailles a fait une victime : la fonction de Premier ministre.
La venue du président de la République a acté définitivement la transformation de la place et du rôle de l’hôte de Matignon sous cette Vème République bis. Nicolas Sarkozy et ses soutiens affirment qu’ils font au grand jour ce qui a toujours été fait dans l’ombre. Ils ont tort de se réjouir de cette concentration des pouvoirs car, justement, l’existence d’un Premier ministre permettait au président de la République de prendre un peu de hauteur face aux pays et le protégeait des protestations populaires trop vives.
Nicolas Sarkozy pense pouvoir échapper à ce risque en saturant l’espace politique et médiatique. Il ne fait que repousser l’instant de vérité où les Français lui reprocheront de parler beaucoup et d’agir peu.
Le discours d’hier après-midi était d’ailleurs assez creux. Le Président n’a pas voulu détailler ses propositions pour laisser un peu de grain à moudre à la majorité, mais il n’a pas non plus emprunté les habits d’un chef d’Etat en temps de crise qui doit déterminer un cap clair et définir les grands choix qui permettent de le tenir.
On attendait Churchill ou Clemenceau, on a eu droit à l’éternel candidat à la présidentielle.
Un discours volontariste séduisant dans les objectifs avec le bon sens d’Henri Guaino, mais truffé d’incohérences terribles quant aux moyens de les atteindre.
Si d’ailleurs le Président allait au bout de sa logique, il devrait changer de politique européenne.
Car, bien sûr, tout ce qui a été annoncé est totalement incompatible avec les traités signés par la France et soutenus par le Président Sarkozy depuis vingt ans. Comprenne qui pourra…
Dans mon discours de réponse hier au Congrès, j’ai bien évidemment mis le doigt sur cette incohérence terrible. Le Président avec des trémolos dans la voix défend le modèle républicain et social français, appelle à une autre mondialisation et veut une France avec des usines et des ouvriers. Mais, au même moment, il cautionne une politique européenne de l’euro cher, du libre échange intégral et de la dérégulation des services publics, qui condamnent ce qu’il prétend défendre.
Tout au long de son discours, Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs pas été à une contradiction près. Il demande, par exemple, de conforter l’Etat régalien mais il s’arcboute dix lignes plus loin sur le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.
Il exprime sa volonté d’interdire la burqa, comme je l’ai d’ailleurs proposé, mais il ne dit rien sur la politique de l’immigration qui favorise tous les jours l’arrivée sur notre sol d’étrangers parfois difficilement intégrables.
Le Président assène avec conviction certaines vérités mais défend des politiques incompatibles. Son poids médiatique, la fréquence de ses discours, son habileté à jouer des émotions du jour, empêchent l’opinion de prendre le temps de réfléchir à ses contradictions et donc de réagir.
L’opposition embourbée dans ces mêmes contradictions, entre son attachement au modèle social français et son européisme béat, est incapable de présenter un projet crédible.
Quant à Debout la République, son audience n’est pas encore suffisamment grande pour être largement entendue.
Combien de temps cela pourra-t-il durer ? Nul ne le sait. Mais il est sûr que, cette politique ne résolvant pas les problèmes des Français, nos concitoyens comprendront un jour ou l’autre la supercherie.
NDA
Sarkozy au Congrès : "une première ubuesque"
23/06/2009 11:08 par dlr14ème_62
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Sarkozy au Congrès : "une première ubuesque"
23/06/2009 11:08 par dlr14ème_62
VERSAILLES, 22 juin 2009 (AFP)
- Le député non inscrit Nicolas Dupont-Aignan a jugé lundi que le discours du président Nicolas Sarkozy au Congrès de Versailles et l’organisation d’un "débat" parlementaire après son départ constituaient une "première ubuesque".
"Cette première institutionnelle depuis la IIe République est assez paradoxale et ubuesque. On nous demande de débattre en réponse du discours du président de la République alors que ce dernier est déjà parti et ne peut donc nous écouter", a lancé le président de Debout la République (DLR) à la tribune du Congrès.
Tout en jugeant "la dérobade du Parti socialiste pas glorieuse", il a estimé que M. Sarkozy avait, avec "de belles paroles", "reproduit un discours de campagne" au lieu de présenter "un remède de cheval" face à la crise.
Le premier des 15 parlementaires non inscrits à en faire la demande a le droit de s’exprimer pendant cinq minutes. François Bayrou (MoDem) avait dégainé le premier avant de décider de passer son tour. C’est donc M. Dupont-Aignan qui a eu le droit de s’exprimer.
NDA à la tribune du Congrès de Versailles salue les intentions, mais déplore le manque d’actions concrètes de l’Elysée
23/06/2009 11:05 par dlr14ème_62
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NDA à la tribune du Congrès de Versailles salue les intentions, mais déplore le manque d’actions concrètes de l’Elysée
23/06/2009 11:05 par dlr14ème_62
http://www.debout-la-republique.fr/NDA-a-la-tribune-du-Congres-de.html
Conclusion aprés l'émission
20/06/2009 10:58 par dlr14ème_62
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Conclusion aprés l'émission
20/06/2009 10:58 par dlr14ème_62
Nous n'avons rien tiré de positif, ni extrait aucuns points forts des 4 candidats qui étaient absents de ce plateau. Entre un Monsieur "si vous voulez" aux accents mystiques et une passionaria de l'extrême gauche voulant faire payer aux créateurs d'entreprises la gabegie socialiste, Laurent Bocquet et Pierre Darchicourt n'ont guère brillé. A leur décharge, le reportage fut assez court.
Pour le débat en lui même, nous l'avons trouver fort intéressant car il a permis de nous positionner un peu mieux quand à nos futurs choix. D'emblée nous éliminons, et cette fois sans plus aucuns remords les listes Ferrari et Briois. Toutes deux ont brillé dans l'utilisation abusive par leur tête de liste, de ficelles politiciennes qui n'amusent plus qu'eux même. Du premier, nous attendions encore les excuses officielles au nom du PS et de tous ses barons régionaux qui ont une grande responsabilité dans la gabegie héninoise. Attendu aussi, l'élaboration d'un programme clair autre que la énième mouture pathétique d'union de la gauche contre le FN, cela ne trompe plus personne. Le FN justement, qualifié justement par Mr Ramdani de pompier pyromane, n'a guère était plus convaincant. Un discours de revenchards sur l'air de "on vous l'avez bien dit !", une occasion de plus d'élever une tribune pour la polémique et, une nouvelle fois, un arrière goût d'avoir oublié l'essentiel : les Héninois ! Mr Duquene toujours peu à l'aise dans son rôle de leader charismatique s'en est toute fois pas trop mal tiré en conservant une ligne clairement identifiée depuis 2 ans, à savoir pas d'alliances avec ceux qui trempèrent dans la précédente équipe municipale et un langage de vérité aux citoyens. Ce même langage de vérité auquel semble adhérer Mr Ramdani qui rajouttera également le fait qu'il faudra introduire une culture du résultat dans la future gestion municipale. Mme Calzia enfin semble être la personnalité qui tira le mieux son épingle du jeux par une présence forte dans le débat ainsi qu' en rappelant sans cesse qu'au délà d'une gestion assainie, avec s'il le faut, une augmentation des împôts de toute manière prévue par le Préfet (dixit Daniel Duquenne), c'est à la réinstauration d'un climat de confiance chez les Héninois qu'il faudra également s'atteler et ainsi créer des conditions favorables pour un avenir meilleur dans notre ville.
Le comité local
Le Préfet garant de l'égalité, en théorie !
20/06/2009 00:23 par dlr14ème_62
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Le Préfet garant de l'égalité, en théorie !
20/06/2009 00:23 par dlr14ème_62
Nous avons appris depuis peu que Mr Alpern avait écrit un courrier à Monsieur Pierre de Bousquet, un courrier dont la teneur semble être la même à peu de chose prés que celui que nous lui avons envoyé le 30 mai 2009. A ce jour, nous n'avons reçu aucune manifestation de réponse à notre missive. Aussi, quelle fut notre surprise de constater que Mr Alpern est reçu une réponse 24 Heures aprés la réception de sa lettre? Dois - je en déduire que la lettre d'un élu a plus de valeur que celle d'un simple citoyen ? Mr Pierre de Bousquet me semble fait du même bois que le Président Sarkozy qu'il sert servilement. Plein de dilligence avec les puissants et plein de mépris pour les humbles. Cette conduite est indigne d'un serviteur de la République et jamais plus à l'avenir nous ne l' honnorerons du titre de citoyen, ce personnage n'étant pas à nos yeux assez républicain pour méritez un tel honneur ! Aprés le mot Liberté, c'est maintenant le terme Egalité que l'on pourra retirer des frontons des préfectures en général, de celle du Pas de Calais en particulier !
PW
Drôles d’élections européennes...
19/06/2009 23:57 par dlr14ème_62
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Drôles d’élections européennes...
19/06/2009 23:57 par dlr14ème_62
Simulacre européen
« Imaginez, écrit M. Vaclav Havel, une élection dont les résultats sont largement connus à l’avance et à laquelle se présentent toute une série de candidats à l’incompétence notoire. Tout scrutin prétendument démocratique organisé de la sorte ne manquerait pas d’être qualifié de farce » L’ancien président tchèque ne pensait pas au Parlement européen, mais au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Et pourtant...
Depuis la première élection des députés européens au suffrage universel, en 1979, le taux d’abstention a bondi de 37 % à 54 %. Les pouvoirs du Parlement se sont néanmoins accrus, et son champ d’action concerne 495 millions d’habitants (contre 184 millions il y a trente ans). L’Europe occupe la scène ; elle ne passe pas la rampe. Pourquoi ?
Sans doute parce qu’aucune communauté politique continentale n’existe en réalité. L’espoir que la simultanéité de vingt-sept scrutins nationaux, presque toujours disputés autour d’enjeux internes, va déboucher un jour sur la naissance d’une identité européenne continue de relever de la pensée magique.
Quel Slovène a une connaissance même approximative des débats électoraux suédois, quel Allemand s’informe de la vie politique bulgare ? Le lendemain d’un scrutin européen, l’un et l’autre découvrent néanmoins qu’à Stockholm ou à Sofia le verdict des urnes peut avoir contredit le résultat de la seule élection à laquelle ils ont prêté quelque attention, et que leurs votes à eux n’ont en réalité désigné que 1 % (Slovénie) ou 13,5 % (Allemagne) du total des parlementaires de l’Union. Comment imaginer qu’une révélation de ce genre n’alimente pas chez l’électeur le sentiment de son inutilité relative ? Une impression que les gouvernants européens n’ont pas démentie en ignorant les choix successifs de trois peuples relatifs au traité constitutionnel, à l’issue d’une campagne qui, elle, avait suscité intérêt et passion.
En France, sept des huit circonscriptions électorales ont été découpées aux seules fins de favoriser les grands partis ; elles ne correspondent à aucune réalité historique, politique ou territoriale. Celle du Sud-Est accueille d’ailleurs pour chef de file un socialiste autrefois élu dans le Nord-Ouest et qui a qualifié de « crève-cœur » son propre parachutage. Il est pourtant élu d’avance, comme la ministre française de la justice, que l’objet du scrutin intéresse si peu qu’elle croit que c’est à La Haye, pas à Luxembourg, que siège... la Cour de justice des Communautés européennes. En Italie, M. Silvio Berlusconi avait carrément envisagé de présenter huit mannequins et actrices de soap operas comme candidates.
Et ce n’est pas tout. Les forces politiques qui ont depuis trente ans transformé ensemble le Vieux Continent en grand marché indéfiniment élargi à de nouveaux pays proposent soudain une Europe « qui protège », « humaniste », « sociale ». Or si socialistes, libéraux et conservateurs s’affrontent lors des campagnes nationales, ils votent ensemble à l’occasion de la plupart des scrutins du Parlement européen. Et ils se partagent les postes de commissaire — dont six attribués aux sociaux-démocrates, chargés notamment de la fiscalité, de l’industrie, des affaires économiques et monétaires, de l’emploi, du commerce. La peur de l’affrontement et la dépolitisation des enjeux favorisent la reconduction indéfinie de ce bloc gouvernant qui va « d’un centre droit spongieux à un centre gauche ramolli, en passant par une coalition libérale cotonneuse (cf, « An unloved Parliament », The Economist, 9 mai 2009) ».
Un tel verrouillage de l’alternance garantira-t-il la place de M. José Manuel Barroso à la tête de cet attelage au bilan plus que médiocre ? « Il a fait un excellent travail, je veux dire de façon très claire que nous le soutiendrons », a indiqué le premier ministre travailliste britannique Gordon Brown. Le socialiste espagnol José Luis Zapatero ne l’a aucunement contredit : « Je soutiens le président Barroso. » Il est vrai que MM. Brown et Zapatero ont le même programme, mais c’est celui du Parti socialiste européen (PSE). Auquel appartient aussi la dirigeante française Martine Aubry, qui, pour sa part, expliquait : « L’Europe que je veux, ce n’est pas une Europe dirigée par M. Barroso avec ses amis Sarkozy et Berlusconi. »
Aux électeurs de s’y retrouver...
Serge Halimi, Le Monde Diplomatique, juin 2009
Inquiétant puzzle présidentiel au Moyen Orient
19/06/2009 11:46 par dlr14ème_62
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Inquiétant puzzle présidentiel au Moyen Orient
19/06/2009 11:46 par dlr14ème_62
Les lendemains des élections européennes très intenses m’ont conduit à relâcher le rythme d’écriture des billets sur ce blog. Je vais maintenant reprendre une fréquence plus habituelle.
Certains se sont étonnés de mon opposition à la loi de programmation militaire lors du vote de mardi à l’Assemblée nationale. Je crois en effet que cette loi abaisse notre outil de défense au rang supplétif de l’OTAN.
Nous ne pouvons pas garder notre influence mondiale si nous dépensons moins de 2% du PIB. Nous risquons un jour de payer très cher cette faiblesse financière, d’autant que les dépenses sont orientées vers ce nouveau corps expéditionnaire, qui s’inscrit totalement dans la logique interventionniste de l’OTAN.
Parallèlement, il y a de quoi être très inquiet avec les accords de défense signés par la France avec Abou Dhabi. Quel est exactement l’objet de cette présence et le degré d’automaticité en cas de conflit avec l’Iran ?
La création d’une base dans cette partie du Moyen Orient n’est pas en soi contestable, à la condition bien sûr, que nous ne soyons pas entraînés dans des guerres hasardeuses décidées par d’autres. Or, les déclarations du Président de la République lors des obsèques d’Omar Bongo, s’ingérant très loin dans les affaires iraniennes, révèlent très bien où veut en venir Nicolas Sarkozy.
C’est d’ailleurs un comble de voir la France qui, longtemps, a eu une grande politique d’équilibre au Moyen Orient, être plus offensive vis-à-vis de l’Iran que les Etats-Unis d’Obama.
Les éléments du puzzle mis habilement en place par le Président de la République commencent à dessiner l’image d’une France partiale, qui renonce à sa mission d’apaisement et d’équilibre.
Oui vraiment, il y a de quoi être extrêmement inquiet !
A suivre de près…
NDA
Burka : DLR s’engage pour la création d’une commission d’enquête parlementaire
18/06/2009 21:23 par dlr14ème_62
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Burka : DLR s’engage pour la création d’une commission d’enquête parlementaire
18/06/2009 21:23 par dlr14ème_62
Port de la burqa : vers un "islam apaisé et des lumières"
NOUVELOBS.COM 18 juin 2009
Le député André Gérin, qui a déposé une proposition de résolution afin de créer une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa, affirme vouloir "tendre la main aux musulmans".
Le député-maire André Gerin (PCF), qui a déposé une proposition de résolution afin de créer une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa en France, explique, jeudi 18 juin, que le phénomène s’est "amplifié ces dix dernières années" et notamment depuis le 11 septembre.
André Gerin juge que la vision de "ces fantômes ambulants" dans les rues n’est plus possible. De plus, le député-maire note que cette attitude pose "des problèmes pour les cartes d’identités, les passeports, les mariages…". Et ajoute que même s’il est marginal, le port de la burqa s’observe également dans les milieux ruraux et pas seulement en ville.
"Faire reculer l’intégrisme"
La création d’une enquête parlementaire serait l’occasion "d’un dialogue afin de tendre la main aux musulmans", explique André Gerin. "Il ne faut pas stigmatiser ces femmes. Il faut accompagner les musulmans vers un islam apaisé et un islam des lumières", poursuit le député qui invoque le respect aux valeurs républicaines afin de faciliter le vivre ensemble. "Il faut sortir de notre indifférence. Il est tant de se préoccuper du problème", ajoute le député.
A celles et ceux qui vont défendre leur libre choix et le respect de leur religion, André Gerin rappelle que "la liberté de religion n’est pas celle d’être un fantôme. Le port de la burqa est une véritable régression pour les femmes. Il y a un réel problème de liberté".
Un "emprisonnement"
Le député-maire de l’Essonne, Nicolas Dupont-Aignan rappelle que cette résolution n’est pas née par hasard. "Beaucoup d’élus de tous bords politiques s’inquiètent de cette dérive dangereuse. Ces femmes sont véritablement emprisonnées", déclare-t-il.
Le président de Debout la république estime qu’il ne faut pas faire les mêmes erreurs avec la burqa qu’avec le port du voile à l’école. "Il nous a fallu quinze ans pour légiférer. Nous avons perdu beaucoup trop de temps".
Nicolas Dupont-Aignan rappelle que chacun est libre de choisir sa religion et que le but de la commission d’enquête parlementaire n’est pas d’être hostile envers la religion musulmane mais "de respecter un modèle de société". "L’emprisonnement complet de la femme sous une burqa n’est pas admissible car aucune identification n’est alors possible", souligne-t-il. "Et aucune religion n’a le droit de nier les droits d’un être humain. Il est temps que la république affirme ses valeurs".
André Gerin ajoute qu’"aujourd’hui, nous sommes décidés à faire reculer l’intégrisme", et affirme avoir reçu des échos positifs de son action de la part d’associations féminines et de musulmans.
Cérémonie de commémoration de l'appel du 18 juin
18/06/2009 21:12 par dlr14ème_62
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Cérémonie de commémoration de l'appel du 18 juin
18/06/2009 21:12 par dlr14ème_62
Nous étions à la cérémonie du 69ème anniversaire de l’appel du 18 juin. A nouveau nous constatons que peu de monde était présent. La société civile se désintéresse de plus en plus à ce qu’elle considère à tort comme du folklore. C’est un grand dommage ! Il faut au contraire continuer à cultiver le souvenir de ces hommes et femmes qui ont osé un jour aller à l’encontre de l’autoritarisme, de la tyrannie et de la barbarie. Charles De Gaulle, Jean Moulin, Octave Legrand, Vassili Porik et tous les anonymes de tous bords social ou politique qui réalisèrent un jour que la vie ne valait d’être vécue sans la liberté. Espérons que ce phénomène d’indifférence puisse s’inverser un jour. Les principaux acteurs politiques étaient tous présents. Nous y avons rencontré Nesrédine Ramdani, Laurent Bocquet, Daniel Duquenne, Christine Coget, Pierre Ferrari et David Noël avec qui j’ai devisé quelques minutes sur mes précédents articles qui l’ont un peu décu. Je reviendrai plus tard sur ce sujet. Le FN, parti prétendument patriote, a brillé (pour une fois) par son absence. Il est vrai que pour des nostalgiques du Pétainisme, De Gaulle ne fait pas recette. Qu’importe DLR était présent pour cultiver le souvenir du plus brillant serviteur que
la France n’est jamais eue ! Et je dois avouez que ce jour là,
la Marseillaise que l’on joue, me semble encore plus belle qu’à l’accoutumée. Ce jour là, particulièrement, je frissonne d’émotion !
PW